Culture

Photos. Graffiti Wall Shooting : les femmes face au mur

Street Art au Féminin et Vicky Onélien ont procédé à l’exposition de leurs graffitis réalisés dans le cadre de la deuxième série d’activités artistiques autour du mois de la lutte pour les droits de la femme. Graffiti wall Shooting ! C’était à l’impasse Lavaud, le jeudi 1er avril 2021. Le public était au rendez-vous, pour déguster des yeux des murs graffés essentiellement par des femmes.

Qui a dit que le street art était exclusivement réservé aux hommes ? C’est en effet afin de favoriser l’émergence des femmes dans le domaine de l’art, principalement l’art urbain, que Street Art au Féminin a pris naissance. Ce concept créé par Festi-Graffiti, en mars 2020, dans l’optique de former des jeunes femmes à l’art du graffiti, a offert un an plus tard, une exposition de graffitis réalisés par des graffeuses pour la plupart formées l’année précédente, lors de la première cohorte de Street Art au Féminin.

L’art urbain au féminin

Les graffeuses et quelques amis venus pour l’événement.| Photo : Marc Djely Jean

Conceptualisées par le très réputé graffeur ASSAF, Vicky Onélien et Gloria Sylvain et exécutées par les street-artistes féminines Slanda François, Michaëlle-Véronique A. Lerebours, Mide Steffi Médard, Lourdes – Millard Estimé, Geyane Michel, Bylly Cheedly Saby, Abee-Gaïl Dayana Etienne, Dashka-Rheyna Charlemagne et un collaborateur masculin, Hamson Élysée, ces fresques, les unes plus sublimes que les autres, mettent en valeur l’art contemporain tout en promouvant l’art au féminin. Du glamour au style néo-expressioniste, les jeunes street-artistes n’ont pas menagé les couleurs pour exhiber leur créativité ou rendre hommage à leur idole.

Naomi Osaka honorée

Naomi Osaka sur la façade de l’Institut Lope de Vega, fresque réalisée par ASSAF| Photo : Marc Djely Jean

Une grande fresque de la joueuse de Tennis d’origine haïtienne, Naomi Osaka, a été graffée sur la façade de l’Institut de langue Lope de Vega. Cette œuvre, réalisée de principalement par ASSAF avec la participation des street-artistes, est un véritable hommage rendu à la Star Japonaise, qui, âgée de 23 ans seulement, a déjà à son actif 4 titres de championne de tournois du Grand Chelem.

La créativité en couleurs

Fresque colorée de style néo-expressioniste, réalisée par Zebra | Photo : Marc Djely Jean

Il ne suffit pas de bombes à peinture, des pinceaux ou de la peinture pour réaliser une œuvre percutante ; l’art est beaucoup plus exigeant. La créativité est l’élément principal de toute œuvre d’art réussie, la pièce maîtresse incontournable. Et, c’est ce qui ne manque pas à ces graffeuses dont chacune des fresques recèle une histoire qu’on ne pourrait raconter, un message qu’on saurait décrypter, une profondeur qu’on ne saurait atteindre.

Une main généreuse…

Une main généreuse (titre de Rektili) | Photo : Marc Djely Jean

C’est sans conteste la main de Naomi Osaka tenant légèrement un papillon… on se rappelle ce match, le 12 février dernier, lors duquel la jeune championne a montré au monde entier sa générosité, son grand cœur et sa compassion. Alors qu’elle affrontait la Tunisienne Ons Jabeur en 3e tour d’Open Australia, Naomi Osaka s’est vue accolée par un petit papillon et la réaction de la joueuse, aussi délicate que courtoise, a été de donner son élan au petit insecte qui, ce jour-là, lui avait volé la vedette. Et à Graffiti Wall Shooting d’imortaliser ce moment de générosité et de douceur…

Un public enchanté

Une partie du public | Photo : Marc Djely Jean
Une partie du public | Photo : Marc Djely Jean

De toutes les productions humaines, l’art a ceci de particulier : il doit être beaucoup plus apprécié par celui qui le consomme que celui qui le crée. L’enchantement était grand, tant du côté du public que des graffeuses elles-mêmes. Moment de recueillement, de retrouvailles ou de nouvelles rencontres ; tout le monde est sorti content. D’ailleurs, l’art y était sous toutes ses formes…

Photographie artistique…

Un mannequin posant pour des photographies artistiques devant l’une des fresques | Photo : Marc Djely Jean

De la danse sur fond de musique Afro et de peinture fraîche…

La jeune danseuse professionnelle Wilmine Bontemps entrain d’exécuter des pas de danses Afro | Photo : Marc Djely Jean

Si les gens ont fait le déplacement pour déguster de l’art visuel, ils ont certainement eu au-delà leurs attentes, puisque la jeune danseuse Wilmine Bontemps a mis le paquet pour interpréter une chorégraphie de style Afro qui n’a pas laissé le public indifférent. L’étudiante en gestion des affaires à l’ENST s’est retirée sous une ovation des spectateurs satisfaits de sa prestation, improvisée à l’occasion.

Photo : Marc Djely Jean

Rendez-vous pour très bientôt…

EXPO_17.0, partenaire de Street Art au Féminin et Coordonateur du Graffiti Wall Shooting, se dit satisfait de cette première édition et donne rendez-vous pour très bientôt afin de continuer à constater le street art au féminin s’étendant de mur en mur, de quartier en quartier.

Mike Préval

Un amoureux de la vie, des lettres et des images…
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