Culture

Que raconte Boyo, le film-documentaire qui présente Haïti en 30 jours ?

Afin de renouer avec l’esprit de ses ancêtres, pour se retrouver et faire connaissance avec son pays de naissance, une jeune Haïtienne, qui a passé l’essentiel de sa vie ailleurs, décide d’entreprendre avec deux autres amis une exploration insolite : faire le tour d’Haïti en 30 jours !

Haïti, ça t’habite. Où que sois, pourvu que tu aies simplement conscience de ton origine [haïtienne], ça ne te quitte pas.

Stéphana Dorval

Boyo, film-documentaire réalisé par Samuel Daméus, sous le patronage de Faces of Haiti, met en scène une jeune Haïtienne qui, sa vie durant, avalait toutes les pires histoires à propos de sa terre natale ; une jeune femme à qui l’on avait dressé le pire tableau du pays, avec des scènes, les unes plus lugubres que les autres, comme on en voit sur Internet. Mais un jour, cette jeune femme décida de braver l’enfer (qu’on lui a trop vendu) par elle-même, et entreprit de découvrir Haïti, accompagnée de deux camarades qui, eux, vivent à la capitale.

Cette immersion dans la réalité haïtienne a été au-delà de ses attentes. Tout au long de cette plongée dans le quotidien des gens, découvrant leurs mœurs, la culture qui habite leur âme, la communion qui anime leurs actions, elle se rendra compte que l’image qu’on lui présentait d’Haïti était tout à fait biaisée, et n’arrive pas à comprendre comment un si beau pays peut avoir si mauvaise réputation et se trouver dans une telle situation sociopolitique.

Culture, voyage, sensations de bien-être, rencontres, visites de lieux historiques, découvertes. Le long métrage offre une perspective nouvelle sur Haïti, au-delà des clichés, des manipulations médiatiques, en mettant à nu les différents recoins, du Nord au Sud, d’Haïti, avec leur cordialité, leur gastronomie, leurs rythmes et leurs couleurs.

L’idée de ce film-documentaire, selon Stéphana Dorval, c’est de présenter l’autre face d’Haïti, de permettre au monde entier de voir Haïti avec un autre regard, « pas seulement celui figé sur le côté obscur des troubles politiques qui, reconnaît l’écrivaine, font partie d’Haïti mais n’en sont pas la seule représentation possible. »

Boyo [le tournage] a été une aventure extraordinaire reconnaît celle qui a rédigé la narration du film, l’auteure de Siwomyèl ak Sèl, Stéphana Dorval. Pendant trente jours (durée réelle du tournage), elle a eu à découvrir Haïti sous un autre jour, et a constaté que les Haïtiens, partout, se ressemblent. Stéphana espère toutefois que ce film pourra éveiller les consciences, susciter une action solidaire de tous les Haïtiens partout où ils se trouvent, afin de changer les choses une bonne fois pour toutes. Car selon elle, Haïti demeure une terre jeune et vierge pleine de ressources à exploiter.

Dans son message, elle sous-entend que tout n’est pas perdu… ou mieux, beaucoup reste encore à découvrir.

Samuel Daméus, le directeur du projet, pour offrir cette expérience ultime, a regroupé une quinzaine de jeunes talents, parmi lesquels nous pouvons citer : Marvens Amazan, Jonathan Dave Clément, Casimir Enrick, Eder Philippe (pour la production), Ghislaine Baudin Serrano, Marichka Milord, Jean Bernard Remy (acteurs), Stéphana Dorval (pour la rédaction), Mikerlange Bélisaire et Orlando Barreau.

Boyo : Haiti en 30 jours sera bientôt disponible sur le site boyofilm.com. La grande première en salle se fera au AMC (Miami) et en Watch Party à Banj, à Café 36 (Port-au-Prince) et à l’auditorium Oswald Durand (Cap-Haïtien) le vendredi 1er octobre à partir de 6 heures PM.

Mike Préval

Un amoureux de la vie, des lettres et des images…
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